Économie de l’Italie et Liste d’entreprises italiennes.
L’Italie est membre du G8, les huit pays les plus industrialisés. Elle est la 6e puissance économique du monde[2] et le premier exportateur mondial de produits de luxes. L’économie italienne a des dimensions européennes : produits agricoles de renommée internationale (huile, vinaigre balsamique, fromages, pâtes?), produits industriels (voitures, vêtements (2e rang mondial) ?), services (tourisme : avec 43 millions de touristes l’Italie est le 5e destination mondiale). L’Italie est la quatrième puissance européenne, son produit brut étant de 1.758 milliards de dollars (USD).
PIB par habitant (l’indice 100 étant la moyenne de l’Europe[3])
Les régions du nord, notamment la Lombardie et l’Émilie-Romagne, ont un des PIB par habitant les plus élevés de l’union européenne (31180 dollars/habitant en 2004) et comparable à celui d’Île-de-France ou de la région de Londres. En revanche les régions méridionales accusent toujours un retard économique notable par rapport aux régions du nord. Le taux de chômage officiel est de 5,6 %[4]mais varie selon les régions, notamment entre le nord (3%) et le sud (15%) du pays.
L’Italie a une longue tradition de fabrication de qualité et de dynamisme commercial. Encore aujourd’hui, son économie est tirée par le dynamisme entrepreneurial, que ce soit grâce aux grands groupes industriels comme Fiat (qui connait aujourd’hui un renouveau), Olivetti, Finmeccanica, AnsaldoBreda, Saipem ou Benetton, à des sociétés d’État aujourd’hui largement privatisées comme l’Eni, ENEL et à l’existence d’un dense réseau de PME constitué de sous-traitants ou de petites structures tournées vers l’excellence, la qualité, le design et constituant la force d’exportation de l’économie italienne. Les grands noms du luxes italien comme Ferrari, Maserati dans l’automobile, Gucci, Dolce&Gabbana, Armani dans la mode et Ferretti dans le yachting font de l’Italie une référence mondiale dans le domaine de l’élégance et design.. Parallèlement, il existe une économie souterraine surtout présente dans le sud de l’Italie. Elle représenterait 20 % du PIB et est le fait de grandes organisations criminelles comme la mafia sicilienne, la camorra napolitaine et la Ndrangheta calabraise. Ces organisations pratiquent l’extorsion de fonds, le trafic de stupéfiants, de cigarettes, d’armes, les paris clandestins et l’usure. Selon certaines estimations, 80 % des entreprises siciliennes subissent le racket de la mafia. Ceci pèse sur l’économie du Mezzogiorno (le sud de la péninsule). Les investisseurs italiens ou internationaux hésitent en effet à s’installer dans cette zone. Néanmoins les commerçants de Palerme ont décidé de se rebeller contre les pratiques d’extorsions.
De ce fait, la plupart des entreprises ainsi que les réseaux de PME dynamiques sont implantés dans le nord. Le triangle industriel Milan-Gênes-Turin fait partie de la mégalopole européenne. Il en représente la partie sud. Avec l’Emilie Romagne et la Vénétie, il compose le c?ur industriel de l’Italie, fortement ancré vers l’Europe et les exportations. On y trouve des industries puissantes comme Fiat et l’Eni mais aussi des PME dynamiques. Les PME de la troisième Italie sont elles aussi fortement tournées vers l’exportation. Cette partie de l’Italie est beaucoup plus riche que le Sud et ne compte que 2 % de chômage alors que le sud atteint les 15 %. Entre les deux, il existe une région que les géographes ont appelé la troisième Italie. Elle base son développement économique sur des réseaux de PME dynamiques dans des secteurs diversifiés comme le textile, le cuir, les industries métalliques et mécaniques. Signalons que l’Italie est le 2ème fabriquant et exportateurs de machines-outils après l’Allemagne. Ce pays est le 1er partenaire économique de l’Italie, le suivant étant la France. Concernant les échanges commerciaux, 60 % sont effectué en Europe. L’Italie dispose de très bonnes infrastructures de communication vers l’Europe (lignes ferroviaires, autoroutes, cols aménagés) ainsi qu’une ouverture sur l’Europe Centrale et de l’Est grâce à la Slovénie et l’Autriche. Enfin, ne serait la très lourde facture énergétique du pays qui importe la majorité de l’énergie dont il a besoin, la balance commerciale serait largement excédentaire.
Le tourisme constitue également une activité motrice de l’économie: l’Italie, troisième pays touristique d’Europe derrière la France et l’Espagne, accueille 52 millions de touristes par an dans les alpes, sur les littoraux et dans ses villes d’art comme Venise, Florence, Naples et Rome. La présence de ruines antiques fait également beaucoup dans la réputation touristique du pays; l’Italie développe également depuis quelques années un tourisme oeno-gastronomique (appelé agri-tourisme).
On compte près de 2 millions d’exploitations agricoles en Italie. Elles sont spécialisées dans la culture des produits traditionnels dans le monde méditerranéen, c’est-à-dire la vigne, le blé, l’olivier, les fruits et légumes et les agrumes (notamment la bergamote à Reggio Calabria) et les produits laitiers.
L’allègement des prélèvements obligatoires, l’assouplissement du marché du travail, la réforme de l’onéreux système de retraites, avance trop lentement du fait de l’opposition des syndicats qui craignent une précarisation des conditions de travail des employés et un appauvrissement des futurs retraités. Le nouveau gouvernement de Silvio Berlusconi dispose de plus de latitude pour engager ces réformes nécessaires car il ne repose pas sur une coalition trop hétéroclite, ce qui a toujours été le motif d’immobilisme de la gauche. Toutefois, l’Italie ayant une situation financière (dette, PIB) beaucoup plus problématique qu’en France, ses marges de manoeuvres sont extrèmement réduites.
Régions économique
On peut diviser l’Italie en trois grandes régions économiquement distinctes :
- Le Nord-Ouest, le “Triangle économique”, qui appartient au c?ur économique de l’Europe et occupe le sud de la mégalopole européenne. La région concentre les principales activités lourdes ainsi que les sièges d’entreprise et s’organise autour des 3 grandes villes: o Milan, métropole industrielle et tertiaire, capitale financière du pays ; o Turin, construction automobile, banque-finance-assurance ; o Gênes, 1er port d’Italie et 2ème méditerranéen, associant dans la région construction navale et tourisme haut-de-gamme.
- Le Nord-Est, correspond à la région des PME-PMI, où leur concentration est la plus forte d’Europe. Le tissu urbain est composé de villes moyennes telles que:Bergame, Brescia, Vérone, Padoue, Venise-Mestre, Trieste, Modène, Bologne. 2 ports d’importance (Venise et Trieste) concentrent les activités d’industrie lourde et de construction navale (chantiers Fincantieri) et offrent un débouché pour les industries locales, s’ajoutant à la proximité des pays de l’Europe Centrale (qui connaissent un fort développement depuis peu).
- L’Italie du centre ou troisième Italie est une périphérie dynamique de l’Europe grâce à des PME innovantes à structures familiales et de puissantes coopératives. Le réseau urbain est également composé de villes moyennes qui conjuguent patrimoine historique et zones d’activités industrielles et artisanales (tissus, automobile, haute couture,…). On note la forte influence de Bologne et la prééminence du pôle florentin associé au port de Livorno ainsi que de la Riviéra adriatique.
- L’Italie du Sud, (ou Mezzogiorno) est une périphérie en retard de l’Europe et de l’Italie. C’est un espace plus rural et plus pauvre. Il a bénéficié des aides de l’État et de l’Union européenne pour financer un réseau routier performant et installer des complexes industrialo-portuaires, qui se sont souvent révéler être des cathédrale dans le désert. Le Molise et les Abruzzes, qui ne subissent pas la mainmise de la mafia ou de la camorra, ont connu une croissance plus forte que le sud-ouest de l’Italie. Les Pouilles est une région également dynamique; c’est la deuxième plaine d’Italie, elle offre donc une activité agricole intense en plus de l’activité touristique. La région dispose de ports importants au niveau de Tarente, Bari et Brindisi.
